Le cas d'éolane illustre la tension croissante entre la vision à court terme de certaines entreprises et les considérations à long terme qui doivent prévaloir en matière de souveraineté industrielle. D'un côté, l'actionnaire d'éolane depuis 2017, Hivest Capital Partners, entend se débarrasser au plus vite des filiales françaises, annoncées comme déficitaires, pour ne conserver que les activités plus rentables situées en Estonie, en Chine et en Malaisie. De l'autre, les perspectives de réindustrialisation de l'Hexagone plaident pour un maintien des sites français d'éolane, qui emploie près d'un millier de salariés. D'autant plus que le sous-traitant réalise un tiers de son chiffre d'affaires dans le militaire (auprès de clients comme Thales, Airbus et Nexter), un débouché qui risque de se développer rapidement. Le CSE d'éolane craint donc légitimement la vente à la découpe précipitée d'un savoir-faire qui pourrait cruellement manquer dans les années à venir. L'Etat, par l'intermédiaire de Bpifrance par exemple, interviendra-t-il ?
Economie de guerre

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