La semaine dernière, le président américain Donald Trump a annoncé mettre en place une nouvelle taxe de 25% sur les importations de voitures. Dès le 3 avril, elle viendra s’ajouter aux frais de douane déjà en place. A partir de mai, cette taxe concerna aussi les principaux composants des véhicules. L’annonce du président américain s’inscrit dans son agenda protectionniste America First, qui a pour ambition de rééquilibrer la balance commerciale des Etats-Unis. Avec cette nouvelle mesure, Donald Trump espère relocaliser la production de véhicules sur le sol américain alors que les Etats-Unis importent près de la moitié de ses automobiles. « Les droits de douane n’affecteront pas seulement les importations vers les États-Unis (une pénalité que les consommateurs américains risquent de payer) : les mesures visant les pièces automobiles nuiront également aux constructeurs fabriquant des véhicules aux États-Unis pour les marchés d’exportation », a déclaré l’association des constructeurs automobiles européens, alors que le président américain affirme que cette nouvelle taxe pourrait rapporter jusqu’à 1000 milliards de dollars. En effet, pour les véhicules assemblés aux Etats-Unis, entre 50 et 60% des pièces détachées proviennent de l’étranger. De plus, même les constructeurs américains produisent dans des usines à l’étranger, en particulier au Mexique. L’entreprise Tesla, elle, sort grande gagnante de cette décision car c’est le seul constructeur qui n’importe pas de véhicules aux Etats-Unis et qui les produit tous dans ses usines de Californie et du Texas.
Trump annonce une hausse des droits de douane sur l’automobile

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